Aller au contenu principal
Fermer

Atos : quelles activités stratégiques vient de racheter l'Etat ?
information fournie par Boursorama avec Media Services 31/03/2026 à 19:17

La nouvelle structure détenue par l'Etat, baptisée Bull, va accueillir les activités hypersensibles du groupe en matière de calcul.

(illustration) ( AFP / DAMIEN MEYER )

(illustration) ( AFP / DAMIEN MEYER )

"Une étape décisive pour la souveraineté technologique de la France". Le ministère de l'Economie a salué la vente des activités stratégiques d'Atos à l'Etat, valorisées jusqu'à 404 millions d'euros. La transaction a été finalisée mardi 31 mars, a indiqué le groupe dans un communiqué.

La France, qui avait fait une offre ferme en juin 2025 auprès du poids-lourd français de l'informatique, devient l'unique actionnaire de cette entité, baptisée Bull, qui regroupe les activités de calcul de haute performance (HPC) et le calcul quantique ainsi que des supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire.

"Avec la finalisation de cette acquisition, l'État actionnaire franchit une étape décisive pour la souveraineté technologique de la France", a déclaré le ministre de l'Economie Roland Lescure, cité dans un communiqué.

Course au supercalcul

L'opération valorise les activités critiques de Bull jusqu'à 404 millions d'euros, le périmètre de la transaction ayant été ajusté afin d'exclure zData, un acteur de référence dans le conseil et les solutions sur les grandes masses de données, a précisé Atos. "On est très heureux de ce nouveau départ qui va nous donner toutes les capacités pour investir et pouvoir développer encore plus vite nos supercalculateurs", a déclaré à l'AFP Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull.

"Avec la vague de l'IA et les investissements en particulier en Europe sur les usines d'IA et les "Gigafactory" (projet européen de méga centre de données NDLR), il y a un besoin d'avoir un acteur européen capable de livrer et de déployer tous ces systèmes avec de la technologie européenne à l'intérieur. Cela va être notre objectif des cinq prochaines années d'avoir des calculateurs dédiés à l'IA capables de répondre à toute cette demande avec des composants, de la R&D et des brevets européens", a t-il poursuivi.

Bull, lorsqu'il était au sein d'Atos, a fabriqué le premier supercalculateur "exascale" d'Europe, Jupiter, capable d'effectuer au moins un milliard de milliards de calculs par seconde, inauguré en septembre dernier en Allemagne. Ses équipes planchent désormais sur la construction du supercalculateur Alice Recoque, au sein d'un consortium d'entreprises, qui doit être déployé en France vers fin 2026.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...